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Vétiver, Vétyver ; Chrysopogon zizanioides.
Étymologie : Le mot vétiver, apparu dans la langue française au début du XIXe siècle, est emprunté au tamoul vettiveru, sans doute par l’intermédiaire de l’anglais.
Vertus : Insecticides, apaisant, stimule la circulation sanguine et les défenses immunitaires.
Lieux d’implantation : Le vétiver est cultivé surtout dans le sud de l’Ile. Saint Joseph et Petite-Île étaient les fiefs du vétiver jusqu’aux années 1980.
Description : Hautes de 1 à 3 mètres, fortes, droites, unies et très nombreuses, les tiges de vétiver poussent rapidement. Le vétiver se présente sous forme de grandes touffes vertes dont la racine se développe verticalement jusqu’à des profondeurs assez importantes.
Partie utilisée : La plante entière, les racines.
Usages traditionnels : Le vétiver est utilisé dans le domaine de la cosmétologie, de la parfumerie et de l’aromathérapie. Elle sert aussi à fixer le sol grâce à ses racines très serrées.
Petite histoire, anecdote : Originaire de l‘Inde, le vétiver a été introduit dans de nombreux pays tropicaux. On en trouve au Brésil, en Chine, au Guatemala et à Madagascar. L’Indonésie et Haïti sont les principaux producteurs. Introduit de l’île Maurice à la Réunion vers 1800, l’exploitation du vétiver commença à la Réunion vers 1900. Le vétiver a été distillé pour la première fois par M. Ferdinand Pévérelly. C’est à la Réunion qu’il est de meilleure qualité, on parle de vétiver bourbon, mais sa production y diminue malheureusement beaucoup. On extrait les racines, à l’état sec, lorsque la plante a 2 ou 3 ans d’âge. À la Réunion, le vétiver a longtemps servi de chaume pour les toits.
Dimension patrimoniale : À la Réunion, le vétiver a longtemps servi de chaume pour les toits. Il est désormais testé dans des expériences architecturales en isolation comme brise soleil.