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Géranium, Géranium rosat ; Pelargonium x asperum .
Étymologie : Du grec geránion, de géranos : grue par allusion à la forme très allongée des graines qui évoque le bec d’une grue. L’adjectif français rosat est dérivé du latin rosatus « à la rose ».
Vertus : Espèce antifongique, antiseptique, antibactérienne, antioxydante astringente, cicatrisante, hémostatique, anti-inflammatoire et tonique.
Lieux d’implantation : On ne rencontre les cultures de Géranium-rosa qu’au-dessus de 700 m (principalement dans les hauteurs de l’Ouest : Maïdo, Petite-France), à l’étage forestier des brumes, là où apparaissent de grands Mahots ou le Tamarin-des-hauts.
Description : Le géranium rosat est une plante aromatique pouvant atteindre 50 cm de hauteur. Ses longues feuilles vertes à 3 lobes aux nervures rougeâtres sont très découpées et duveteuses. Les bourgeons sont rosâtres ; les petites fleurs, blanches et pourprées, ont cinq pétales dont deux striés de rouge.
Parties utilisées : Feuilles, fleurs
Usages traditionnels : L’huile essentielle de géranium Rosat est utilisée en parfumerie. Elle est utilisée également en aromathérapie comme dans les affections nerveuses, gastro-intestinales, respiratoires, hormonales et cutanées et est employée en cas d’anesthésie contre les maux de gorge et les douleurs rhumatismales.
Les feuilles séchées parfument le linge et éloignent les moustiques.
Petite histoire, anecdote : l’introduction de ce pélargonium de parfumerie à la Réunion se situe vers 1870. A cette époque les habitants prennent peu à peu conscience de l’opportunité de la culture de cette plante dans le développement de l’île. Les premiers essais de distillation réalisés en 1872 à La Plaine des Palmistes sont encourageants. Boisjoly Potier est considéré comme le précurseur de la culture du géranium à La Réunion : il est le premier à le cultiver et le distiller à grande échelle à la Plaine des Cafres, faisant alors la richesse du Tampon. C’est surtout dans les hauts de l’Ouest, et plus précisément à la Petite France, que la culture du géranium prit une grande importance, ce qui lui valut d’être considérée comme la capitale du géranium. Dans les années 60, un grand nombre de Réunionnais dans les hauts possédait des plants de géranium et apportaient leurs récoltes dans une grande distillerie, sorte de coopérative appartenant aux sucreries de Bourbon. Parallèlement, tous les petits colons avaient aussi leur propre alambic et faisaient eux-mêmes leur cuite.
Dimension patrimoniale : C’est une plante exotique de la Réunion devenue emblématique car elle a marqué l’histoire de l’île. Le géranium a été reconnu dans le monde entier pendant des décennies pour ses qualités et vertus avant que le marché ne s’effondre dans les années 70-80.