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Ylanguier, Ylang-Ylang ; Cananga odorata.
Étymologie : Le nom vernaculaire Ylang-ylang vient du nom de l’arbre en tagalop (langue des Philippines) et signifie « la fleur des fleurs ».
Vertus : Sédatif, antiseptique, hypotensif et réputé aphrodisiaque
Lieux d’implantation : Espèce des zones semi sèches et humides qui se plait à des altitudes variant du niveau de la mer à 800 m.
Description : L’Ylang-ylang est un arbre, au feuillage persistant, taillé à 2–3 m de haut en culture mais pouvant atteindre 25–30 m dans son milieu naturel d’origine. Il possède une couronne largement étalée. Sa croissance est très rapide les premières années puisqu’elle peut atteindre les 2 à 5 mètres par an. Les feuilles alternes, entières, coriaces, d’un vert vif à la face supérieure, sont disposées très régulièrement le long des rameaux, en général dans le même plan. Les fleurs axillaires, solitaires ou en grappes, portées par un pédoncule de 2,5–5 cm, sont composées d’un calice à trois lobes de 6 mm réfléchis, de six longs pétales en lanières, pendants, disposés sur deux cercles et de nombreuses étamines disposées en spirale ainsi que de nombreux carpelles libres. Les pétales d’abord blancs, prennent ensuite une teinte verdâtre puis virent au jaune tandis que leur base se colore en rouge. Les fruits, de 25 mm de long, sont formés par une juxtaposition de plusieurs méricarpes, pendants, ovoïdes, verdâtres puis noirâtres à maturité, dans lesquels les baies individuelles, soudées sur un axe floral forment une masse charnue.
Partie utilisée : Les fleurs
Usages traditionnels : L’essence de l’Ylang-ylang est utilisé en cosmétologie, parfumerie et en aromathérapie.
Petite histoire, anecdote : Son introduction à La Réunion remonte à 1880, lors d’une expédition française dans les iles du Pacifique, le capitaine d’Etchevery emporta avec lui des épices et des plantes qu’il introduisit sur l’Ile. L’essence Ylang-ylang fut distillée la première fois à La Réunion, par Alfred Pévérelly en 1890. En 1909, on rapporte qu’il y avait 200 000 arbres à ylang-ylang cultivés à La Réunion. En 1911 La Réunion exportait 1 225 litres d’essence d’ylang-ylang, 2 527 litres en 1922. La culture fut ensuite abandonnée en raison de la fréquence des cyclones.
Cananga odorata, ylang-ylang ou « fleur des fleurs » en Malgache tirerait son nom d’une légende racontant que les parents d’une petite fille prénommée Ylang décidèrent que jamais personne ne la touche… sauf que, plus tard, son amoureux lui toucha un doigt en lui offrant un bouquet de fleurs ce qui transforma la jeune fille en un joli arbuste aux fleurs odorantes, alors le jeune homme éperdu ne cessa de crier le nom de sa bien-aimée Ylang, Ylang…
Dimension patrimoniale : C’est un arbre devenu commun très planté dans les jardins créoles notamment pour l’odeur qu’il dégage.